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 tc 1, charity.

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rider on the storm
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MessageSujet: tc 1, charity.   Dim 21 Oct - 13:31

fundraising dinner
Un orage frappe fort sur la côte est américaine, où dans le New York City Hall, accessible seulement par les sorciers, se tient un gala tout à fait particulier, organisé par Samuel Quahog. En ce 5 octobre 2018, les personnalités les plus influentes sont conviées pour faire preuve de charité et participer à la solidification du Tournoi. La Pollard Trust souhaite encore récolter une dizaine de milliers de dragots et la présidence compte sur ces nombreuses familles aisées qui gravitent dans cette haute sphère. Mais c'est aussi l'occasion de se faire bien voir auprès des autres en vue des élections qui arrivent à grands pas, le mandat de Quahog touchant à sa fin. L'occasion de briller, de se faire remarquer. Il y aura là-bas tout le gratin aux pouvoirs conséquents sur les votes. Les hauts membres du gouvernement et célébrités en tout genre. Quand bien même on ne voudrait pas donner un sou au Tournoi, il est indispensable de s'y rendre, surtout si l'on fait partie d'une des 12 familles les plus en vogue d'Amérique du Nord. Bien entendu, certains membres peuvent encore faire le choix de ne pas s'y rendre, voire de préférer aller chaperonner la soirée d'Homecoming à Ilvermorny à la place, mais d'autres savent pertinemment que leur place est bien là, loin des bancs dans l'école, au plus près des grandes affaires.

A vingt heures tapantes, les invités sont attendus portant un masque et habillés de violet. Il a été décidé que l'ambiance se rapprocherait d'Halloween qui s'annonce à la fin du mois. A vingt-et-une heures, l'entrée sera laissée libre pour tous ceux qui voudront participer à l'événement, seulement s'ils décident de laisser de l'argent dans une urne située à l'entrée de la salle de réception, qui sera une sorte de paiement pour leur place à table pour le gras repas. La salle est d'ailleurs spacieuse et illuminée par quelques centaines de bougies noires, donnant ce côté tamisé. Plusieurs traiteurs et serveurs sont à votre disposition, et les repas sont servis directement à table, le tout sur de la musique classique jouée par des instruments enchantés. Certains disent que ce sont des spectres invisibles qui les animent, mais d'autres préfèrent ne pas y croire car les fantômes et autres esprits du genre sont très mal vus sur le territoire.
H-RP Venez librement participer à ce premier événement ! Tout le monde avec un peu d'argent est le bienvenue, d'autres peuvent même essayer de se faufiler dans les files et de s'incruster clandestinement à la soirée pour profiter du repas : les gens doivent de toute manière être masqués. C'est aussi l'occasion de danser et de se rapprocher d'autres personnalités influentes, de se faire un nom et surtout de participer à la cagnotte pour le tournoi. Plus vite on atteindra les 10 000 dragots, plus vite le tournoi sera mis en place. Pour laisser de l'argent, il suffit de se rendre à l'entrée de la salle et de dire que votre personnage laisse un don d'autant de dragots que vous voulez, tout simplement. Il faut également noter que le City Hall est enchanté afin qu'il ne soit accessible que par les sorciers à cette heure, mais il ne faudrait pas qu'ils débarquent en plein milieu de la ville en balai ou en transplanant, la discrétion est de mise du moins jusqu'à l'entrée du bâtiment où vous attendent les divers gardes et videurs.
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mar 23 Oct - 18:13

anne avait eu la gentillesse de les transplaner à deux pas de l’évènement, dans un recoin prévu à cet effet. elle avait toujours été bien plus douée que lui pour ce genre de choses. son bras fin lié au sien, il dépose un léger baiser de remerciement sur sa joue poudrée. petit sortilège bien placé d’un petit geste de la main, et les voilà protégés de la pluie, le temps de parcourir les quelques mètres les séparant de l’entrée. en retard par rapport au début de l’évènement, bien évidemment. premièrement, tout simplement car cornelius grimsditch n’en fait toujours qu’à sa tête. deuxièmement, car il sait bien que son père et sa mère seront parfaitement à l’heure, et il n’était pas spécialement pressé à l’idée de les croiser ce soir. roi et reine gravissent ensemble les marches les menant au bâtiment, leur parure brillant sous les étoiles et les éclairages, yeux se tournant vers le couple maître de la ville dans laquelle tous se trouvent ce soir. ils sont dans son domaine, ce soir, et rien ne risque de l’impressionner ce soir — encore moins que d’habitude. l’habituel sentiment de fierté et d’orgueil l’envahit face aux regards caressant les opulents tissus et leurs somptueuses silhouettes. rien ne transparait sur son visage pourtant, comme toujours, et il dirige calmement son épouse en direction de la table prévue à l’intention des dons de cette soirée. une simple somme de 500 dragots suffira pour ce soir. après tout, il fait partit de l’un des plus généreux trustees pour le tournoi. la récolte de ce soir est surtout faite pour ceux n’ayant pas encore participés. et lui, il est surtout ici pour asseoir un peu plus son influence. alors immédiatement, ses yeux partent à la recherche du président du macusa, l’homme le plus intéressant de la soirée, sans aucun doute.

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Dernière édition par Cornelius Grimsditch le Ven 9 Nov - 12:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Jeu 1 Nov - 20:11


comme souvent à cette période de l'année, le beau temps est aux abonnés absents ce soir là. la pluie frappe encore contre les vitres de l'immeuble quand elvira arrive chez elle, seulement trente minutes avant le début du gala. elle n'a que peu de temps pour se préparer, elle le sait et sa mère ne permettrait pas qu'elle arrive en retard à ce genre d'événement. aucun faux pas possible pour les enfants lopez, elle s'est faite à l'idée il y a bien longtemps. felix n'a pas l'air d'être à l'appartement et elle espère le voir une fois arrivée au new york city hall. peut-être est-il parti avant elle, voyant qu'elle n'était toujours pas rentrée du macusa ? elle verrait bien une fois là-bas.
quelques rapides coups de baguettes lancés sur ses pauvres cheveux pour tenter de les dompter un minimum, quelques coups de pinceau sur son visage pour cacher les trop nombreux signes de fatigue et une fois son masque et sa tenue enfilés, felix n'est toujours pas là. légèrement inquiète de la possibilité qu'il ait totalement oublié l'événement et de la réaction de leur mère si c'était le cas, elle se décide quand même à partir. elle trouvera une excuse pour la matriarche si elle ne le voit pas là-bas.
après avoir transplané dans un coin tranquille, où les non-majs n'ont pas accès, et avoir bien évidemment lancé un sortilège pour ne pas finir ruisselante de pluie, elvira arrive finalement à l'entrée de la salle où se déroule le gala et décide de faire un don de 150 dragots. certainement pas la somme la plus conséquente qui sera donnée ce soir, mais elvi ne gagne pas des fortunes et a encore un loyer à payer. puis ses parents s'occuperont certainement de donner une grosse somme pour ramener l'attention sur eux, elle n'en doute pas un instant. bien présente à l'événement du mois, elle a accompli sa mission, maman ne pourra rien lui reprocher ce soir. il ne lui suffit plus qu'à trouver un coin tranquille et réussir à dérober quelques coupes de champagne.




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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Jeu 8 Nov - 21:58


on l'a traînée plus ou moins de force, les supplications résonnant dans la grande maison perdue dans le bayou. guet-apens organisé par ses parents, repas de famille guindé où elle fut accueillie d'une longue robe violette accrochée sur un portant de son ancienne chambre. elle a froncé les sourcils, pris la robe, est partie en claquant la porte après que son père l'ait remercié d'avance d'un baiser tendre sur la joue. trois semaines plus tard. le sol tangue sous ses pieds maladroits quand elle passe l'entrée, le pas étonnamment aisé malgré les hauts talons et son degré d'alcoolémie. la salle est bondée et cette ambiance de faux altruisme règne, comme à chaque fois. elle fait de grands sourires, dit bonjour à plusieurs, plus enjouée encore que de nature. très rapidement, son père est venue la retrouver, amusé de son étonnant entrain. par miracle, elle a réussi à venir en transplanant après avoir déposé caleb quelques rues plus loin. un verre, ils s'étaient dit. la bouteille y est passée. à peine a-t-elle fini de dire bonjour aux premiers visages familiers qu'elle décide de retourner à l'entrée pour attendre discrètement caleb. de longs sourires qui s'échangent alors même qu'elle n'en a que faire, de ces dents qui s'étalent en présentoir de bonne conduite. elle reste debout seule, bras croisés sur la poitrine à dévisager la foule qui se meut dans une danse que l'on nomme charitable sur toutes les lèvres. ça la fait sourire. les courants d'air la saisissent et elle se frotte les bras vigoureusement pour se réchauffer. on passe devant elle et seules les murmures lui restent. certains ne font même pas semblant, elle les salue. les lumières s'illuminent joyeusement et tous sont parés de leurs plus beau apparats. elle, reste immobile dans l'entrée, attendant patiemment son compagnon d'infortune qu'elle a réussi à traîner jusqu'ici. pour l'image, qu'elle lui a dit. rien de plus suspect que son absence. elle se souvient de sa mine renfrognée et un sourire empreint d'alcool se dessine sur son visage alors que d'autres viennent encore la saluer.

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promets moi de ne pas me rejoindre en enfer, et si t'essayes pourvu que les anges te gardent.
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Ven 9 Nov - 0:39

Pas vraiment facile de faire comprendre aux Potter que je m'en vais au gala. Sourcils froncés et regard ahuri chez le père, grands yeux chez Adam qui semble, lui, plutôt content de cette décision. Menace maternelle, pour me protéger. De toute façon le plan est en marche et si je ne m'y tiens pas j'aurais la sensation de trahir une pseudo-résolution complètement foireuse mais néanmoins acceptée il y à quelques jours. J'ai récupéré un vieux masque de déguisement, le genre qui ressort tous les deux ans à un événement mondain. Pas vraiment motivé, complètement flippé par le regard des autres, enfiler mon costard et oublier mes jeans déchirés me rend un peu plus humain. J'avance seul dans le noir jusqu'à croiser les yeux brillants de Tess. Bouteille derrière mon dos, verres derrière le sien, on décide de boire à ces semaines d'un trop plein fragile comme un fil de glace.
.
Les épaules sont tendues quand elle s'éloigne dans la rue, pour prendre les devants de la soirée. Je laisse mes pas d'ébriété me pousser vers le sens inverse, épaules tendues dans une appréhension enfantine. Tant qu'on était à deux ça allait, maintenant que je navigue seul tout s'agite. New York est immense, effrayante, trop vivante, engloutie d'euphorie et d'empressement. Je sens mon coeur qui se bombe et plutôt que de redouter l'attente je rentre dans un pub. La bière est fraîche et amère en bouche, sur le fond l'écran scande le match de baseball. Accoudé comme un citadin, pas sapé comme un simple gars qui vient là pour mater le derby avec ses potes. On dirait que je me suis enfui d'un mariage. Bof. Je termine le verre de l'appréhension, enfile une cigarette entre mes lèvres et affronte la nuit de dehors avant d'affronter celle de dedans. 100 dragots, c'est ce que je glisse du bout de mes doigts, caché derrière un masque qui ne me cache absolument pas. Tess est là, elle rayonne dans l'entrée quand je finis par lever les épaules. Se faire droit, à peu près digne. Je suis raide, carrément ivre et mes muscles picotent tout le long de mon corps. Ne. Dire. Bonjour. A. Personne. Prendre un verre. Glisser vers un coin de la salle, soudain plus si à l'aise dans mon costard noir. Attendre Tess. Et dire qu'en plus je m'endette pour ça. Mi-râlerie mi-sourire quand ses cheveux virevoltent pas loin de moi.

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à fleur de peau, en peau de fleur, urticant quand sa peau j'effleure. je meurs si je m'arrache, j'ai toujours pas trouvé ma place.
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mer 14 Nov - 21:12


Crack. Il fend l'air comme tant d'autres, le son de ton apparition. A peine un regard épargné à ton entourage, à peine un instant passé à replacer la cravate d'un violet frappé d'obscurité. Ca tranche sur le blanc de la chemise, ça se fond dans le noir du costard. Ca suinte l'opulence : en place des boutons de manchette des améthystes ; au doigt et sur la chaîne autour du cou, l'argent des chevalières reluit, marqué par les armoiries. Y a dans le dos la légèreté d'une cape fine et courte nuancée de ce même violet foncé, imposé. Ca flotte, ça danse comme des volutes quand tu traverses la rue, les longues enjambées assurées qui battent le pavé. Dramatique, ça rappelle le sorcier et les traditions fièrement portées.

De la nuit passer à la clarté. De la bruine, passer à la foule et ses murmures, ses regards en sourdine. Avalées, les marches du grand escalier. Partout la richesse des tenues de gala, partout les masques qui voilent les faces. Le tien de métal noir trône sur la moitié de ton visage, se coule sur les tempes et se fond dans les cheveux comme deux cornes plates qui s'élèvent. Ca projette l'ombre de son empire sur la bouche qui se tord, l'espace d'un instant. L'artifice de l'objet une mascarade pour distraire les foules, anonymisation factice loin du jeu des masques que tu portes habituellement.

Du dédain plein la tête et le parfum de l'arrogance, y a pourtant sur tes lèvres la courbe du sourire des jours d’apparat. C'est courtois, c'est sournois, ça oscille sur les lèvres sans changer de réalité. Ca suinte l'indolence et l'assurance, ça t'imprègne sous le masque comme un costume ancré dans la peau, jusque dans les os. Dans l'urne, tu laisses un don de 400 dragots comme si ce n'était rien. Formalité d'usage, juste assez pour te donner du poids sans outrepasser la fragilité des frontières. Ici n'est pas la Russie : ton nom a beau être connu par ceux qui naviguent les hautes sphères ou ont des affaires sur le Vieux Continent, il n'y a pas - encore - le même poids. Pas d'échine qui plie, juste les regards qui traînent et qui s'attardent. Juste les attentions accrochées pour t'y baigner. Des alliances que tu te dois de former, des contacts d'influences. De dangereuses danses, subtiles d'équilibre sur le fil.

Sous le masque les pupilles qui brillent - c'est un de ces jeux auxquels tu excelles. Tu scannes la salle des prunelles, en quête des géants. Des regards décidés croisés dans la foule : loin d'être le seul dont les sourires cachent les crocs ; sous le couvert de la charité et de la distraction, le champ de bataille à peine dissimulé.

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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mar 27 Nov - 15:45

De la foule et de la lumière. Ça la prend à chaque fois, gamine née parmi les étoiles, existe pour briller, un peu plus fort que les autres. Comme d’habitude, sa jambe lui fait un peu défaut, alors le tissus de son tailleur dégringole jusqu’à venir effleurer le sol, et elle l’oublie, un temps. Les silhouettes se meuvent dans une cohue d’or et de pouvoir, et Luciana arrive un peu après l’heure. Elle dira qu’elle avait du travail ; qu’elle est venue aussi vite qu’elle a pu. Menteuse. Menteuse a traîné dans ses placards, longtemps épié son reflet dans le miroir, Menteuse a flâné, elle a répété en dansant, les sourires rassurants, ceux que s’échangent les gens. Menteuse n’est pas partie à temps, c’est qu’elle doit être tirée à quatre épingles, elle sait à quel point ces soirs sont importants ; on lui a assez dit, à Luciana. Quand elle arrive en retard, c’est toujours pour qu’on la voie.

Les battements de cils et les bulles qui éclatent, dans les flûtes de cristal. Fragiles, comme l’armada mondaine qui l’enveloppe. Fragiles, comme leurs regards illusoires, les mots toxiques des beaux discours pratiques, qu’elle fuit, Luci. Les mots sont souvent de trop quand on pénètre les esprits. Elle se délaisse de 300 dragots à l’entrée et se laisse absorber par la fougue. Les sens en éveil, le regard partout à la fois, Graves fait semblant. La kyrielle élitiste qui tapisse la pièce n’est jamais bien différente de la fois précédente. Les mêmes idées, les mêmes visages. Elle voit son frère, mais Aurore n’est pas là. Pas vraiment surprenant, elle pense. et y a quand même son cœur qui se sert un peu.

Ce soir est obligatoire mais elle ne le voit pas comme ça ; on veut peut-être qu’elle gagne les cœurs, Luciana préfère tendre l’oreille. Comme attirées par une force invisible, y a ses pupilles qui glissent à l’autre bout de la salle, verrouillent leur cible dans celles d’un Silaïev ; mais Graves continue sa danse des illusions, balance d’un sourire à un autre, fait bonne impression. Doucement, elle se rapproche, et ses yeux jamais ne le quittent. Luci n’est pas auror ce soir. Elle est prétendante, elle est stratège, et politique. Luci doit seulement sourire ce soir, ils doivent frémir de sa présence, trembler de ses mots doux. Brûlante de charisme, elle capture chaque pensée qu’il ne fallait pas dire, emprisonne les battements de leur palpitant, quand elle vient porter la flûte à ses lèvres. Et Azrael n'est plus très loin, mais elle ne doit pas être auror, ce soir, alors elle est frivole et s'amuse de la plèbe. Sans briser leur jeu de pupilles, ni jamais se laisser l’opportunité de rompre le silence qui les lie.
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mer 5 Déc - 23:23




« Et je suis là, sans pantalon, un pied déjà par la fenêtre quand... »

Du coin de l’œil il reconnaît aisément le New York City Hall, même déformé par les ridules que la pluie forme sur les vitres embuées du taxi, et suspend momentanément le conte d'une des grandes leçons de sa vie, aka « Pourquoi sortir avec la fille de son instructeur est une idée nocive pour la santé » - spécialement quand ce dernier a une affinité particulière avec le dressage de Zouwu, mais aucun no-maj n'a besoin de ce genre de détails, pour indiquer au chauffeur l'arrêt.

L'histoire finie et un fou rire plus tard, il quitte la chaleur du véhicule, abrité sous un parapluie que la pluie martèle, dont l'inscription sobre, et dénuée de logique, énonce « Let's get nice 'n wet ».
Ses doigts fouillent avec espoir le fond des poches de son manteau à la recherche de son invitation, perdue quelque part entre ses vêtements de rechange, une copie de « L'Histoire de la magie amérindienne » et, inexplicablement, un mini cactus, lorsque les vibrations de son portable l'interrompent dans sa quête.
Une fois l'appareil en main, non pas sans s'être piqué plusieurs fois au cactus qu'il soupçonne désormais d'être animé d'une conscience, il décroche sans prendre la peine de vérifier le numéro – un instinct de survie primaire peaufiné avec des années d'entraînement lui indiquant l'origine de la menace.

« Hi Mom. »

Alors que sa participation à la conversation se cantonne à des « Yes, mom. » , « Of course, mom. », il met enfin la main sur son invitation, et encore une fois ce maudit cactus, avant de se diriger vers l'entrée du bâtiment, ses bottines de cuir claquant le pavé, l'écho du bruit de leurs boucles d'argent rythmant ses pas.

Après avoir de nouveau assuré à sa mère que non, il n'a pas oublié le chèque à son nom, et que non, il ne fera rien que son père ne ferait pas lors de la soirée – Ariel élu seule figure respectable de la famille à l'unanimité, il pénètre dans le périmètre magique du bâtiment, lui permettant de faire disparaître discrètement son parapluie et de laisser la pluie ruisseler le long de ses vêtements, obstruée par un sortilège d'imperméabilité lancé plus tôt.

Son portable rangé, il lisse machinalement le pli de son long manteau droit, où le brocart baroque de velours sombre contraste avec l'aspect scintillant du satin violet, donnant davantage encore l'impression d'une mascarade vénitienne crépusculaire que le loup dont il orne son visage – non sans avoir adressé un clin d’œil à la sorcière responsable du vestiaire auparavant.

Il se déleste de 300 dragots, n'ayant pas trouvé plus dans son autre poche, et de la donation de ses parents, retenus en Angleterre, avant de faire son entrée dans la salle de réception, les traits vaguement dissimulés derrière le masque de loup de velours noir, à l'affût d'éventuelles connaissances.
Son retour à New York encore peu ébruité, il espère retrouver quelques amis dans la salle, le temps de subir les banalités de ce genre de réception avant de pouvoir s'éclipser après un délai socialement acceptable.

Il attrape une flûte de champagne alors qu'il passe entre les invités, la profondeur indécente de la coupe en V de sa chemise révélant davantage de peau à chaque mouvement que la fluidité de la soie épouse, son noir intense en opposition à la pâleur de son torse. Il reconnaît de nombreux visages mais ne se décide pourtant pas encore à aborder un groupe, iinsatisfait.

Une silhouette attire son attention, une Graves, à moins qu'il ne s'agisse d'une Grimsditch, qui se prête au jeu des salutations avec pourtant une destination précise en tête, son attitude similaire à certaines espèces prédatrices, leur proie repérée et prête à être dévorée, sans pour autant exclure une phase de jeu morbide, qu'il a l'habitude d'épier dans la nature.
Intrigué, il se dirige nonchalamment à proximité de l'homme qui semble être la source de son attention, son visage masqué à assez peine familier pour n'être qu'un tour de sa mémoire, dans la salle bondée de semi inconnus.

Il tient parole, faire décoration et écouter aux portes, aussi métaphoriques soient-elles, largement dans le cadre des fonctions de son père.

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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Ven 14 Déc - 23:33

flash forward pour le bien de l'avancée

La soirée se déroulait à merveille. Les invités masqués arrivaient en masse, les chandelles flottaient au dessus de la foule, illuminaient les faux visages de céruse, accessoires de bahute posés au dessus des sourires tout aussi forgés pour l'occasion. Cette année, le gala se voulait plus grandiose qu'à l'accoutumée et défilait alors, entre les invités, le doux jazz d'un orchestre d'orfèvres. Quahog était arrivé un peu après les autres, au bras de son épouse, la marche ouverte par McFee et la garde rapprochée qui suivaient ses pas. Il avait serré la main de quelques conviés, souri à tous et aux pièces qui tombaient dans l'urne, porteuses de leur propre mélodie; elles aussi faisaient parties des instruments dorés. Tous attendaient son grand discours, ses belles paroles qui serviraient de véritable ouverture à l'ère des jeux, ou peut-être qu'ils n'étaient là que par obligation morale, par contrainte de position, parce qu'ils étaient les joyaux de la couronne sorcière américaine, parce qu'ils étaient la richesse dans les poches trouées d'un déguisement de superpuissance et qu'ils savaient très bien que l'état se cramponnait à eux, cercle d'or et ses frères d'argent et de bronze, comme à la vie. L'ennui et le désir d'être ailleurs ne se lisaient pas dans cette lumière tamisée, se cachaient un peu sous les bauta.

L'heure du repas sonna, et avec elle le glas-signal. Samuel se leva à sa table d'honneur et on attira l'attention à sa place. Maxine était à la fois ses yeux et ses mains. Il n'était quant à lui plus que cette voix vers laquelle tous les regards se tournèrent. Mais il n'eût le temps que de prononcer les civilités, dans un bruit sourd et stupéfiant les portes du NYC Hall s'ouvrèrent en grand. Les agents de sécurité projetés un peu plus loin se relevèrent en vitesse, baguette à l'affût, mais tous les invités tardaient un peu plus à s'armer. Les regards se fronçaient pour tenter d’apercevoir ce qui se dressait de l'autre côté de la porte, mais il n'y avait rien. Le voile qui les séparait du monde non-magique ne laissait alors percevoir que la lueur rougeâtre de la lune se refléter sur le sol à l'extérieur. On referma les portes, rassura les familles et fit le tour de la salle à plusieurs reprises, pour s'assurer que rien n'était entré sans accord. Rien n'avait été trouvé, pas d'intrus, pas de phénomènes ou de forces invisibles, bien que certains affirmaient avoir vu une sorte de fumée noire fuser d'un bout à l'autre de la pièce. Doucement, les cœurs tentaient de reprendre leurs battements habituels, bien que sur toutes les échines, un frisson restait figé, attendant la confirmation de cet espoir que rien de dangereux ne soit entré.

hrp

Vos personnages sont maintenant à table, mais cette ouverture violente des portes les a forcément surpris (ça a fait pas mal de vent et de bruit, propulsant certaines personnes près des portes - les gardes à ce moment - au sol, et décoiffant très probablement les gens aux dernières tables). A vous de jouer...






Oh, but there's more:
http://thvnder.forumactif.com/t595-fire-and-blood#9955
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Sam 15 Déc - 16:15

Il fait beaucoup trop chaud. Autour, tout s'agite. Tess fait des allées et venues, en essayant de rester discrète. Moi j'ajuste mon masque, nerveusement, deux ou trois fois. L'odeur d'alcool s'élève au fil des discussions, qui restent cordiales et réfléchies. Tout est bien construit dans une dimension de paraître. On se devine facilement au-travers des masques, après tout les douze et leur petite cour n'ont jamais vraiment appris à se faire discrets. J'essaye de m'effacer, entre les couloirs qui mènent aux toilettes et les recoins ombragés de la grande salle. Coupe à la main, dans une tentative de parfait mimétisme. J'ai appris à être de ceux-là, de ceux qui se montrent et de ceux qui savent parler, communiquer, s'intégrer, faire semblant. Ce soir je n'en ai ni l'envie ni la capacité. Faire profil bas me semble une bien meilleure solution. L'angoisse m'attrape pourtant quand il s'agit de s'assoir à table. Personne, personne n'est vraiment fan des Potter. J'essaye de repérer Adam, je sais qu'il est dans le coin avec le fils Lopez. Un allié de plus dans cette soirée, c'est de l'or incontestable. Je n'aurais pas du venir. Nanana l'intégration, nanana l'absence serait remarquée. Mes yeux cachés maudissent Tess un instant. Tendu, je m'assois. Il s'agit de replonger dans les basket du Caleb que j'ai toujours été. Sûr de lui. Quand le silence s'éveille mes lèvres se déclinent en un sourire. Ca va bien se passer. Un discours, quelques verres, et puis repartir.
Mais rien n'est jamais si simple. Les portes s'ouvrent en un battement dont l'écho sec surprend tout le monde. Vigiles à terre, les plus rapides attrapent leur baguette. J'en fais partie, même si elle ne me sert plus à rien. Puis rien, rien d'autre qu'un souffle fort. Le vent a fait tomber des masques. On se lève, on cherche un coupable. Il n'y a pas de coupable. Pourtant, un certain poids me fait penser que rien n'arrive par hasard. Je me rassure en me disant que c'est de la déformation professionnelle, une mauvaise habitude de special forces. Ca me plait pas. Je le répète à l'oreille de Tess, Ca me plait pas. Je relève quelques chaises renversées autour de moi, m'approche de la porte pour aider un vigile à se reprendre. Dehors, rien. On ferme tout. Moi y compris, et j'ai l'étrange sensation d'être pris dans un piège.

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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Lun 17 Déc - 4:27



Y a les sourires qui se coulent, sournois sous la bienséance. Y a la politesse qui suinte de chaque échange, respect de façade pour le venin qui nappe la langue et l'émail des crochets. C'est le ballet des apparences, la superposition des masques et des costumes. Dans la salle, les brebis se mélangent aux grands prédateurs - y a ceux qui viennent pour le moment, et ceux poussés par cent autres raisons et l'appât de l'influence. Partout, pourtant, y a l'odeur alléchante du pouvoir.

Y a surtout la danse des regards. Ceux qui s'échangent avec la Graves depuis que ses yeux sont tombés sur toi, vous liant dans le silence. Tu bouges à peine alors qu'elle virevolte d'un convive à un autre ; y a l'indolence qui s'expire de chacun de tes souffles, qui s'exsude de chaque geste calculé. Elle chasse, habile prédatrice, mais tu sais trop bien les implications d'une traque. Ca t'amuse, ce jeu qui se délie ; ça t'amuse de la voir poursuivre la gravité, déjà magnétisée. Y a l'idée fixe dans sa tête, tu le devines sans avoir besoin de le lire dans son esprit. Mais elle dégage quelque chose de plus que la plupart des autres aurors qui ont pu vouloir te surveiller, de différent du reste de la foule. Y a un murmure sycophante qui te promet un jeu passionnant.
Alors y a le rictus sous l'ombre du masque ; y les crocs qui transparaissent, enjôleurs derrière la coupe de champagne que tu lèves comme un salut à son intention.

Une autre silhouette vole ton attention. Des détails dans la manière de se tenir et de bouger. Malgré la nonchalance, il dégage quelque chose qu'on ne peut pas ignorer. Surtout, le velours noir du loup qui dissimule mal, qui laisse admirer des traits assez uniques pour semer le doute.
Sous le métal de ton masque, y a les yeux qui une seconde se plissent. Y a les pupilles qui le vrillent avant de se disperser en d'autres regards. L'esprit les remplace, des bribes, des murmures jamais prononcés mais tout de même captés. Vane, que ça susurre dans les consciences tournées vers lui, consensus que tu ne qualifies pas encore de certitude.

L'heure du repas sonne le glas. Arrêté au moment où tu entamais ton avancée, tu orientes habilement tes pas pour te retrouver naturellement près de ta cible lorsque vous atteignez la table - Luciana toujours dans la périphérie de ton regard, pas décidé à lui offrir ton inattention. A côté de lui, tu attires son regard, « Je ne crois pas que nous ayons déjà été officiellement présentés. », et la main se tend suivant les règles, la chevalière trône sur le doigt, « Azrael Silaïev. » Y a dans les mots une sobriété qui ne se retrouve pas dans les graves de la voix et leur velours ; qui s'oblitère dans l'intensité avec laquelle tes yeux le rivent. D'aussi près, tu ne peux échapper à la certitude : c'est bien lui. Y a l'électricité d'une tension nouvelle qui coure sur ta peau.

Le président se lève. La banalité des civilités interrompues par l'inattendu. Les portes massives tonnent en s'ouvrant, claquent et projettent les gardes les plus proches. Le sursaut qui traverse la foule, les questions dans toutes les têtes, tu n'y échappes pas. Réaction vive, ta baguette a glissé de son holster directement dans ta paume, aux aguets comme tous les autres.
Mais ils ont beau chercher, ils ne trouvent rien. C'est l'incompréhension généralisée, l'ignorance partagée : personne ne sait ce qui s'est passé.
Y a la méfiance dévorante, la paranoïa insidieuse qui grimpe dans le sang et te laisse trop alerte. La main libre plonge dans une poche de ta veste, extirpant un sac de galets noirs de geai, gravés de runes - plus rapides à utiliser en cas de besoin que de tout tracer ; toutes prêtes à être enchantées à ta convenance. « Restez sur vos gardes. Quoi que ça ait été ce n'était certainement pas rien. » Tu prononces à mi-voix à l'attention de tes voisins, et y a dans la voix le tranchant de l'ordre et de l'évidence - plus d'apparences, c'est l'acéré de la lame trop aiguisée. On a beau tenter de vous rassurer, hors de question qu'un relâchement potentiel autour de toi attire ce qui est entré.



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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mer 19 Déc - 21:48


sur les visages se reflètent les dorures du new york city hall. sitôt qu'elle quitte caleb, la danse parfaitement orchestrée des éloges et honneurs commence. elle l'effectue à la perfection, non sans la surveillance avisée de son père dont le regard se dresse, réprobateur au dessus de son épaule. les sourires, les poignées de main, les rires retenus, elle y parvient d'une aisance déconcertante malgré son ébriété. c'est intégré à la structure du discours, de sourire, c'est intégré à la chorégraphie, de paraître. elle jette plusieurs coups d'oeil parfois, à un caleb qu'elle perd, qu'elle imagine aussi déstabilisé qu'elle. et ça rassure le coeur, au loin dans la foule.
ils se sont installés à table. quelques minutes. à peine le temps de plus et le bruit soudain qui retentit. tess sursaute et glisse son bras sur le torse de sa soeur par réflexe, l'autre main saisissant sa baguette. pas un bruit. les secondes qui s'égrainent et un instant d'immobile. rapidement le mouvement reprend après le choc général. ses doigts sont toujours crispés autour de sa baguette. caleb qui, dans son dos glisse quelques mots. elle soupire bruyamment, et quand il se lève, elle lui emboîte le pas malgré les réticences de sa famille. comme lui, elle aide un vigile à se redresser. les portes se referment rapidement et on fait le tour pour rassurer la foule. c'est efficace, finalement. la danse reprend rapidement. pendant ce temps, elle est restée près de potter, discrète. ses sourcils sont toujours froncés et elle surveille du coin de l'oeil la table où s'est installée sa famille. tu as vu quelque chose ? elle s'est à moitié tournée vers lui, les prunelles alertes dans ses yeux un instant. le coeur bat toujours un peu trop vite et elle sourit à chaque personne qui les dépasse pour reprendre place. les dorures retrouvent de leur splendeur une fois le calme revenu. et le temps en suspens reste là, à mi-chemin entre les questions que l'on murmure et les certitudes qu'on leur assène. ce n'est rien. sa mâchoire se serre. on n'a rien trouvé. ses yeux parcourent la salle. pas un mouvement qui ne dénote. et le silence des bruits de fond des conversations qui reprend, comme si rien n'était arrivé.

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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Dim 23 Déc - 19:36

rapidement, il a su le trouver.
après tout, les indices étaient là, étalés de part et d'autre de la demeure familiale. valentino di mercurio découvre à son retour en province italienne le fantôme de son fils et retrace, sans peine, son itinéraire. alors, rumi reçoit des hiboux, un, puis deux, puis trois. intéressé par son sort, mais surtout par les possibilités d'un tel voyage, le patriarche s'efforce de pousser son fils jusqu'aux portes du new york city hall. le hasard fait bien les choses, qu'il disait. retrouve moi là-bas, je t'y attendrai. habillé, dressé, le garçon sauvage à la gorge nouée par une cravate qui ressemble à s'y méprendre à une laisse. voilà ce à quoi il a l'impression de ressembler à un pauvre loup changé en chien. sauf que rumi, lui, n'a jamais montré les crocs, si il dévoile ses canines ce n'est que pour rire. il rentre aisément dans le moule tant qu'on lui promet de l'en libérer. tel le pacte passé entre père et fils, fais tes folies, disparait à ta guise,
mais n'oublie pas qui t'a fait,
mais n'oublie pas qui te nourrit.
étrangement, il se sent bien ici. ou du moins, il se sent en terre connu. si les visages sont étrangers, les manières lui sont plus que familière, qu'importe la terre où l'on se trouve, les grands de ce monde se ressemblent et s'assemblent. les di mercurio se présentent, ils content leur histoire, dévoilent leur identité, et font glisser 100 dragots dans la cagnotte de ce fameux, de ce sublime tournoi, celui qui fait briller les pupilles du jeune di mercurio. il a hâte, hâte dépasser les portes d'ilvermorny, hâte de tenter sa chance et de, peut-être devenir champion. la promesse d'un tel événement fait accélérer le temps, rumi se laisse porter par le rythme de la soirée et les notes de jazz. possédé par une légère ivresse, il se laisse guider jusqu'à sa table.
puis,
les portes s'ouvrent,
le vent hurle.
il n'y a rien,
mais rumi sent quelque chose.
- restez sur vos gardes. quoi que ça ait été ce n'était certainement pas rien.
sourcil froncé, rumi acquiesce. cette bourrasque de vent n'a rien d'anodine, et l'air qui s'en est dégagé avait un je-ne-sais-quoi de bestial. l'échine redressée, rumi est en alerte,
il sent un danger.


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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mar 25 Déc - 23:20

Le président assure qu'il n'y a rien de plus à signaler. McFee appelle à regagner sa place sans agitation, à ne pas nourrir la peur et l'anxiété communes. Les gardes font une dernière ronde. Quelques experts en phénomènes paranormaux présents ce soir là troquent un instant leur costume d’apparat pour leur uniforme symbolique et participent à élucider le mystère, mais une seule conclusion est plausible : ce qui est entré est déjà sorti. Ça n'a rien volé et ça n'a finalement blessé personne. Peut-être que ça n'était qu'un vent trop fort ou un esprit frappeur qui a voulu leur jouer un tour, mais il n'y a plus rien à craindre, ni rien à cacher. Le public en sait autant que Quahog. On lui rapporte les mêmes nouvelles. On se rasseye alors, toujours la boule au ventre. Certains invités murmurent entre eux qu'ils devraient plutôt s'en aller.

Un bruit strident crisse à toutes les tempes. Messes basses coupées court. Le micro de la cantatrice se met à vaciller, à vibrer. De la fumée s'en dégage bientôt et on s'en écarte très vite, mais une voix s'en élève, brisée par les sanglots. Le micro semble transmettre un message lointain, par écho. Un seul mot se répète. Un nom, même.


Caleb,
Caleb,
Caleb,


Appel maternel.
Le micro tombe et commence à produire des étincelles alors que la voix se tord et distord. Le cri discordant résonne toujours plus fort, les premiers sortilèges sont lancés sur l'objet possédé, mais il libère soudain une vague de flammes qui commencent à tout ronger sur leur passage. Elles grondent elles aussi, feu sémaphorique. McFee a crée une barrière d'eau, soutenue par divers sorciers apportant leur aide. D'autres disparaissent déjà en transplanant. Quahog et sa femme agrippent leur propre baguette et lancent ensemble un puissant charme de protection qui réduit considérablement l'influence du feu. Tous efforts liés, le feu se rétracte et retourne dans le micro, intact, métal chaud tressautant encore un peu au milieu des cendres. On fait signe aux invités de ne pas rester là. La salle se vide, seuls les qualifiés dans cette situation restent, installent un périmètre de sécurité, le micro ensorcelé  est retiré des lieux, transporté pour étude au MACUSA. Il ne reste bientôt plus que débris et questionnements intenses,


Et dans le coin de mur, là-bas, l'ombre sans corps d'un enfant. Il disparaît.
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mer 26 Déc - 10:55

Ca me plait pas, je continue de penser. Rien n'arrive par hasard, c'est ce que jai toujours défendu. Tout le monde commence à se rassoir, le regard suspicieux. Certains se rassurent de par la confiance qu'ils ont encore envers ceux qui les entourent. Je sais que j'ai perdu cette confiance. D'eux envers moi, mais surtout de moi envers eux. Non mais ce n'est pas normal. Je lui murmure. J'ai envie de retirer ce masque ridicule. On a assez joué, une heure de faux semblants et voilà le karma qui reprend le dessus. Tess arrive à sourire mais moi je tire la gueule. Une fois de plus je sens que ma place n'est pas ici. J'ai la mauvaise sensation du mal de crâne qui reprend. Instinct méfiant par nature et parano au bout des lèvres, je finis par rejoindre ma table comme tous les autres, sous le silence qui s'impose progressivement. Aujourd'hui plus que jamais je ressens le manque de ma magie, cette impossibilité de pouvoir sortir ma baguette et de me savoir capable de maîtriser une quelconque situation. J'ai été formé à ça, au combat, et maintenant je ne dépends que de mes mains.
Dix secondes.
Dix secondes de silence avant le cri. Quand les autres se cachent les oreilles j'entends déjà l'écho d'une voix que j'aurais préféré ne jamais deviner. J'entends des sanglots trop forts, j'imagine la mort, j'imagine la destruction. Je vois son visage comme celui de la supplication. Ca me crève le coeur et j'en oublie les détails du micro qui s'agite, qui fume, qui explose. Le reste n'est qu'artifice, mon sang à moi est glacé. Je suis debout avant tout le monde, j'écoute sans écouter le murmure de mon prénom, trois fois, trois fois de trop. Les flammes explosent dans l'écho du cri. Finalement je laisse tomber mon masque. J'ai besoin de toi. Une supplication plus qu'un murmure. Cette fois c'est moi qui crie au s'il-te-plait, au aide-moi. Caleb Potter jamais demandeur d'aide, réduit au néant sous le coup de la peur. C'est ça, la peur, cette peur qui élude tout rationnel. La peur que je n'ai jamais ressentie en mission, les missions sont trop égocentriques, on se fiche du sacrifice tant qu'il est justifié. Là, c'est autre chose, c'est quelque chose qui prend au coeur, qui le tord, qui matraque le cerveau, qui brûle les muscles. C'est la peur de l'irrationnel, celle qui pousse à la déraison. La peur pour les autres. La peur pour mes parents, ma famille. Ma mère. Aide-moi, c'est ce que je lui demande, avant que mes yeux ne tombent sur les flammes et qu'instinctivement mon poing se serre. Je sens un truc qui se passe aussi vite que j'attrape la main de Tess. Les flammes s'éteignent, doucement, sous l'impulsion des autres qui défendent. Fais-moi transplanner, je murmure avant d'accrocher son regard. Mais tu pars tout de suite après. Ce n'est pas sa guerre. C'est la mienne. C'est celle de tous ces éléments qui me dépassent mais qui font maintenant partie de moi. Je comprends trop violemment, en cette fraction de secondes, que rien ne deviendra plus jamais comme avant. Et ça m'effraie, autant que la douleur m'étouffe.

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à fleur de peau, en peau de fleur, urticant quand sa peau j'effleure. je meurs si je m'arrache, j'ai toujours pas trouvé ma place.
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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Sam 29 Déc - 20:58


elle l'a suivi machinalement lorsqu'il s'est levé, reste près de lui. le calme a repris son cours, la danse également. masque qu'elle récupère mais toujours alerte, elle sourit, quand on la croise, pose son regard sur tout aspect suspect et qui semble requérir son attention. toujours près de lui, elle lui pose des questions sans réponses qui s'élèvent dans un murmure. et ça ne dure pas longtemps, ce figé d'entre temps, à mi chemin entre l'intrigue et le déluge. déjà, un bruit strident lui parvient jusqu'aux oreilles. pliée de douleur et une main sur les tempes, l'autre qui, machinalement a attrapé celle de caleb derrière elle, le coeur qui bat soudainement trop vite. alerte, elle a attrapé sa main libre pour libérer son visage. le son qui se visse contre le crâne. ça ne dure pas longtemps. suffisamment. elle s'est à peine redressée qu'elle entend son nom, et aussitôt elle lui fait face, soucieuse. ses bras tremblent un peu de panique et les genoux ploient sous son poids mais elle ne bouge pas vraiment, stoïque et droite devant lui, l'expression qui ne trahit pas la peur. tous au derrière, elle qui l'observe. son visage de douleur qui vient récupérer ses prunelles dans lesquelles elle se plonge, une supplication à laquelle elle répond dans l'urgence. tout ce que tu veux. parce qu'elle comprend mal, parce qu'elle l'écoute à peine, une oreille à lui et l'autre au derrière menaçant qui se profile. ses mains encadrent son visage (elles se sont glissées la, machinalement aussi) et elle jette un regard derrière elle. déjà, on les approche, déjà, les visages se crispent, et elle semble apercevoir au loin le regard réprobateur de son père qui comme tous ceux libres se masse à l'autre bout de la salle en une foule intriguée. ses yeux plongent à nouveau dans les siens et à peine l'a-t-il demandé qu'ils sont déjà partis, une seconde avant un bras qui l'aurait attrapée, ne laissant derrière eux qu'une vague odeur de brûlé et de parfum.

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MessageSujet: Re: tc 1, charity.   Mer 9 Jan - 15:06




La cible de l'Auror carnassière se dirige vers lui, et il se réjouit un instant de la chance qui lui est offerte – il ne refuse jamais un meilleur siège pour assister au drama, quand l'inconnu soutient délibérément son regard, découvrant des yeux vairons.

Bien que surpris un instant par la beauté inattendue, son cerveau le ramène au récent souvenir d'une rencontre similaire, souvenir bien trop frais pour ne pas être repassé instantanément dans sa mémoire.

Oh.

La main tendue confirme ses soupçons, de la chevalière aux tatouages aussi peu communs que les prunelles disparates.

Oh.

Les mains se serrent, souvenirs d'une alchimie passée qui remontent le long de son derme en une caresse fantomatique. Ni familières ni étrangères mais tout aussi mémorables que l'intensité magnétique du regard qui l'épingle.

Un sourire satisfait – charmeur ou source d'envies de violence selon les opinions, s'étire sur son visage alors qu'il répond, amusé par la coïncidence :

« Pas officiellement, non. Azariah Vane. »

L'opportunité de profiter du potentiel de gêne inimitable de ce moment leur est dérobée par le discours du président, lui-même éclipsé par l'entrée en fanfare d'un courant d'air.

En dépit des tentatives d'apaisement, la foule n'est pas dupe et Azariah ne peut qu’acquiescer à la paranoïa ambiante.
Les murmures se propagent dans la salle, à peine contenus, sa magie soumise à la même discrétion, les vibrations au bout des doigts, prêt à intervenir.
Chasseur et chassé, proie et prédateur. Les deux rôles assez apprivoisés pour faire confiance à son instinct, celui qui rechigne à se rasseoir et pousse à montrer les crocs, se refuse à adopter une position de faiblesse alors que chaque instant peut être crucial.

L'échine hérissée avant même que le crissement strident ne retentisse, agression auditive qui arrache les convives à leurs discussions, tous les yeux braqués sur le micro qui tangue, hésitant, la fumée menaçante dispersant déjà musiciens et invités les plus proches.

Les sanglots résonnent et meurent dans une cacophonie assourdissante, le prénom déformé déjà sur toutes les lèvres, comme s'il n'avait pas déjà été suffisamment prononcé, les rumeurs trouvant même Azariah au fond des forêts où il se terre.
Pas le temps de tergiverser sur le malheureux sort du Potter, les sortilèges de protection déjà lancés, le corps placé devant les autres en dernier rempart, réflexe naturel, pour tenir les flammes destructrices éloignées des sorciers paniqués, prêts à transplaner en sûreté.

Il a grandi entourés de trop d'entre eux pour les laisser, il maintient ses barrières jusqu'à l'extinction totale, le micro un cadavre intact mais brûlant, tressaillant au sol.
Les invités sont amenés à promptement vider les lieux, l'esprit plus occupé de nouvelles peurs et interrogations que de réponses.

Il se détourne de la scène, heureux, l'adrénaline un sentiment euphorique et réconfortant – nul doute que sa baguette brille, du fond de sa poche, se passe la main dans les cheveux – thank god sweaty is a good look on him, avant de lancer un amusé et radieux :

« Is it gonna be this hot everytime we meet each other ? Once is chance, twice is coincidence, third time is a pattern... guess we're gonna  settle it for sure next time.»

Un clin d’œil conclut ses propos au Silaïev, avant de transplaner à son tour, cheeky smile toujours en place.

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