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 draw me like one of your french girls (bobby)

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Charlotte Fischer
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MessageSujet: draw me like one of your french girls (bobby)   Ven 12 Oct - 0:40


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ilvermorny, the greenhouse, 28 septembre 2018


L'astre solaire déclinant qui baigne les serres de sa lumière bienfaitrice - le ciel chaud, dégagé, teinté de rose et de rouge qui déploie ses ailes au-dessus de leur tête embrumée. La gamine, pensive, fixe la toile blanche qui se dresse devant elle - mur immaculé qui lui bloque le chemin. La voilà bien embêtée - il ne lui reste que quelques jours, car la réunion du club d'art se tiendra et ils dévoileront leurs travaux de la rentrée (critiques, commentaires et décortications étant bien évidemment au rendez-vous). Le genoux doit qui tressaute légèrement, elle mordille timidement le bout de son pinceau - les sourcils froncés, le regard intense.
Un point d'interrogation immense au milieu d'une myriade d'idées qui naissent avant de partir en fumée - rien de tangible, de concret. La frustration qui grandit et enflamme son regard. Pour la première fois, son esprit est infertile - une grande première pour elle, la tornade créative qui a pour habitude de teinter son quotidien d'idées aussi farfelues les unes que les autres !

Rien ne vient. Le néant total.
Un écho dans le vide de son esprit.

Traînée invisible sur une toile vierge - qui glisse entre ses doigts comme du sable cent fois trop fin et l'abandonne sur la plage de son désespoir artistique. Un regard vers le ciel et le soleil qui continue sa descente - qui semble la narguer alors qu'il disparaît petit à petit à l'horizon. Et l'apparition divine qui se fait sous ses yeux béats, née au milieu des pots éméchés et des plantes fatiguées.
Sous les rayons chatoyant du soleil, le profil indolent qui se dessine - baigné des reflets de l'astre somnolant et des teintes du ciel orangé qui se mêlent aux vitraux de la serre et aux plantes léthargiques. L'inspiration soudaine, fébrile - le regard illuminé, les doigts qui tapotent le pinceau sous cette vision magnifique.

La gamine sourit. Se lève, s'approche - les doigts faisant tournoyer le pinceau d'aquarelle à la façon d'une baguette.

Raclement de gorge. Sourire chaleureux - espoir retrouvé. L'adolescente qui se présente à cette silhouette inconnue à la peau moirée du coucher de soleil - les mains croisées dans le dos, comme pour masquer son excitation intense. « Hey, I'm Charlotte from the art club. » Tignasse d'un roux flamboyant et étoiles brunes sur la peau, elle désigne le chevalet un peu plus loin comme pour souligner ses dires. Léger battement - mais pas trop long. A peine celui d'un colibri animé. « Would you mind if I painted you ? The sunset behind ads some pretty colors to the plants and your shadows. » Le regard fasciné observe un peu plus la silhouette - hochement de tête approbateur. Oui oui, c'est vraiment magnifique. « You're allowed to say no. » se sent-elle obligée d'ajouter - mais son regard dit tout autre chose. Please, say yes ! Ses pinceaux la démangent. Elle meurt d'envie de rendre justice à ces belles couleurs et à cette silhouette sublime à ses yeux.

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MessageSujet: Re: draw me like one of your french girls (bobby)   Ven 12 Oct - 12:46


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ilvermorny, the greenhouse, 28 septembre 2018


Des fleurs : elles s'agitent autour de lui, et son regard se perd entre leurs teintes et leurs couleurs. Et le ciel aussi s'anime d'un éclat orangé : le soleil disparaît peu à peu laissant derrière lui des nuances écarlates. Il trouve ça beau, Bobby, le crépuscule qui apparaît lentement. D'autant plus ici, entre les plantes et les bourgeons.
On pourrait croire que son corps il danse : démarche élancée qui s'ondoie simplement. Il ne peut s'empêcher d'imaginer Markus sous cette lumière charmante, dessinant son visage de ses doux éclats.

Et puis elle apparaît d'il ne sait trop où, la rouquine. Une voix douce mais enjouée elle lui demande de le peindre. Ses yeux le supplieraient presque, et ça l'amuse, Bobby, cet enjouement soudain. "Okay." Sourire délicat qui se dessine sur les lèvres, il a les lippes incurvées : elles s'étirent doucement face à la rouquine. Et le sien, de visage, s'illumine à son tour : on dirait que des émeraudes dansent dans ses iris, reflétant les éclats du soleil. "Nice to meet you. I'm Bobby." Le timbre est enjoué, solaire. La gamine lui indique un endroit où s’asseoir, il s’exécute, l'enfant, s’installe en face du tableau nacré.
Alors le pinceau s'agite sur la toile opaline presque immédiatement. Exécution de mouvements gracieux, typiques des artistes : il a toujours trouvé les peintres hypnotisant, Bobby, lorsque les couleurs se mêlent aux autres, teintes naissant de leurs songes, ou peut-être même de leurs rêves. Et il se demande si, elle aussi, elle voit des choses la nuit, les ramène à la vie. Si ensuite elle les peint, pour laisser une trace indélébile de ses délires et cauchemars comme lui le fait avec la borderie.
Peut-être qu'il n'est pas seul. Ce serait si simple s'il y en avait d'autre. Des spéciaux, des solitaires, des tordus, des écorchés vifs. Des rêveurs.
Et il se retrouve en elle, surement un peu. Le sourire collé au coin des lèvres, les yeux qui brillent éternellement, la ferveur qui les anime chaque jour un peu plus. La joie d'être en vie, la joie de rêver. La joie d'aimer. L'émerveillement devant chaque étoile qui luit la nuit, devant chaque fleur qui éclot le soir. Devant les couleurs du ciel qui s'éveillent lors du crépuscule, devant les gouttes cristallines qui perlent à l'aurore. Et ce serait si simple, si elle était comme lui. Trop simple pour l'espérer.

"You look so passionate. Since when have you started painting ?" Il demande, parce que ça l’intéresse, Bobby. Il a envie de savoir, connaître cette enfant à la mine rêveuse et aux taches de rousseurs qui colorent son visage. Car elle lui fait penser à lui.
Surement un peu trop.


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MessageSujet: Re: draw me like one of your french girls (bobby)   Mar 23 Oct - 14:05


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Un sourire délicat qui se dessine sur le visage constellé du garçon - la gamine qui ouvre grand les yeux, ces-derniers se mettant à pétiller d'une vigueur nouvelle. « Really ? » redemande-t-elle, comme s'il allait changer d'avis. C'est qu'elle est habituée à ce qu'on lui dise non - les autres ne sont pas toujours forcément d'accord pour servir de modèle. Et la rouquine n'a jamais été du genre à insister - elle comprend mieux que personne les soucis que l'on peut avoir avec son apparence.
Il se présente - Bobby. Le sourire de l'étudiante s'élargit - ses doigts se mettent à frétiller, faire tourner le pinceau comme s'ils agissaient de leur propre bolonté. « Nice to meet you as well, Bobby ! » reprend-elle, sans parvenir à détacher ses yeux de sa silhouette. La scène est parfaite - elle peut déjà apercevoir dans son esprit le résultat, les couleurs et les jeux de lumière - elle ne pouvait pas rêver de meilleur modèle.

Les deux s'installent - elle trempe son pinceau dans l'aquarelle aux teintes vertes, ajoute un peu d'eau. Si le silence extérieur s'installe, c'est bien un brouhaha qui agite son esprit - les idées qui hurlent, les couleurs qui chantent et silhouettes qui se bousculent. C'est constamment comme ça, dans sa tête - terriblement imaginative au point que son esprit semble gronder constamment.
Since when have you started painting ? Flottement. Elle laisse son pinceau pointer vers le ciel, à quelques centimètres de la toile - pose un index songeur sur le bout de ses lèvres. Moue pensive - sourcils légèrement froncés, avant de laisser place à un nouveau sourire - plus doux, moins incandescent. « If I say forever, would it be too cliché ? » Rire léger qui s'échappe - résonne comme le carillon d'une cloche pour se dissiper au milieu des plantes et des couleurs. « Let's say that, in the past, it helped me a lot - so I'm kinda attached to it. » Souvenirs qui reviennent - arabesques dessinés à la volée sur une serviette déchirée, entre deux punitions de Miss Gauthier : elle peut se revoir, recroquevillée, tentant d'ignorer la douleur des brûlures sur la paume de ses mains - le paysage ensoleillé et flou dessiné lui tendant les bras. Ce qu'elle aurait aimé y vivre, dans ses dessins - ça lui en aurait évité, des malheurs.

Le pinceau se remet à teinter la toile de ses couleurs - l'adolescente secoue légèrement la tête. « And my dads always push me to be creative, imaginative - every sort of words that ends up in -ive, actually. » Nouveau rire - un peu plus enjoué, cette fois-ci. Elle n'aurait pas pu rêver d'une meilleure famille - elle le sait, dans le fond. Papas, Tayo, Izar - s'ils n'avaient pas été là, est-ce qu'elle aurait été ici aujourd'hui? Pas si sûr. Elle n'aurait sûrement jamais pu mettre les pieds à Ilvermorny - et serait passée à côté de toutes ses merveilles.
L'attention se reporte sur Bobby - une légère pause qui se fait sentir, comme un coup de vent agréable. Le regard bleu qui se plante dans l'ambré - la curiosité qui y brille, un sourire large comme le monde. Ce qu'il a de la chance ! Ses tâches de rousseur, elles sont si belles sur lui - il est loin de lui ressembler, finalement. Il est bien au-dessus - et elle bien trop en-dessous. « What do you like to do, more than anything in the world ? » La question est soufflée, les lèvres se muent en un léger sourire - comme si la serre était le lieu d'un échange des plus secrets, seule témoin de cet échange.


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MessageSujet: Re: draw me like one of your french girls (bobby)   Lun 29 Oct - 15:33


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Il ne voit pas ce qu'elle fait, Bobby, mais c'est envoûtant tout ces mouvements gracieux qui s’enchaînent aisément. Elle sait ce qu'elle fait, ça se voit. Il imagine déjà les couleurs sur la toile nacrée : vert, bleu et puis jaune. Elles formeraient une harmonie dont seule Charlotte connaîtrait le secret. Et ce serait beau, délicat, presque fragile. Il le sait, Bobby, c'est comme ça.
Elle lui parle de ses pères, un peu. De grands hommes il présume, de la façon dont elle parle d'eux. "Your dads seems amazing." Délice qu'il n'a jamais eu le droit de goûter Bobby, ne serait-ce que du bout des lèvres. Ce sentiment d'amour, de famille, appartenance à ce bonheur commun, cette euphorie singulière mais pourtant si banale. Non, lui c'est de l'amertume qui persiste sur ses papilles : il n'a pas de père, pas de mère. Seulement des adultes qui l'ont mit au monde, rien de plus que des progéniteurs. Il n'a pas de famille : là voilà la réelle tragédie de sa vie. Il est seul Bobby, ou du moins, il l'a été pendant bien trop longtemps. Et il se demande, le gamin, si cette cicatrice se refermera un jour, ou si la douleur ne s’estompera jamais. Jamais.

Elle s'arrête, le temps d'un instant, pour lui poser une question. Et il ne sait pas quoi répondre, Bobby, car il aime tant de choses. Mais finalement, il n'y a que broder qui lui fait oublier tout le reste, Bobby, aussi simplement. "Embroider. Isn't that to cliché for a gay guy ?" Un éclat de rire s'échappe de ses lèvres. Il ne s'est jamais caché, Bobby, pourquoi le faire ? Il aime, il voudrait le crier au monde entier s'il en avait la possibilité. Prouver à l'univers qu'il finirait ses jours aux côtés de Markus, et il en est persuadé, le gamin, c'est ça le pire. Et pourquoi pas, après tout ? Il l'aime, il ne s'imagine pas sans Markus à ses côtés. C'est aussi simple que ça. "I don't know if saying that embroider is the most important thing in my life... But it's kinda became vital for me. I escape in an other world, I create a new universe... Let me just show you." Il attrape sa baguette coincée dans la doublure de sa veste, la dirige vers la bordure cousue sur le bas de sa manche et récite un sort. Et puis, le renard jusque là immobile sur le tissus s'anime vivement, remonte le long du bras et s'enroule gracieusement pour finalement finir sur son épaule. Là, la magie s'éteint, et le renard s'immobilise de nouveau sur le textile. La bordure n'est plus au bas de la manche, non. Elle trône fièrement sur le haut de la veste, là où le renard a fini son périple.
Il voit le visage de la rouquine s'illuminer, Bobby, et il ne peut s'empêcher de sourire face à son éclat. "This is all the magic of being a wizard"


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MessageSujet: Re: draw me like one of your french girls (bobby)   Mar 30 Oct - 17:32


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ilvermorny, the greenhouse, 28 septembre 2018


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Sourire à la répons de son camarades. Amazing, un mot bien faible pour décrire ses pères. Deux piliers importants dont elle ne pourrait pas se passer, maintenant - Dragomir et sa présence rassurante, Ohan et ses conseils qui l'ont guidées tant de fois. Qu'aurait-elle fait sans eux ? Serait-elle seulement ici ? « Yeah they are. » murmure soufflé entre deux lippes étirées en un sourire doux - affectueux. « They adopted me actually. And my two older brothers. Couldn't have dreamt of better parents. » Tayo et Izar, dans un autre coin de son esprit - famille assemblée de toute pièce, puzzle de formes et couleurs diverses. Tous différents - mais qui se mélangent si bien. Famille bizarre, au premier coup d'oeil - mais Harmonieuse.
Court silence. Nouveau coup de peinture - rose orangé, arabesque qui s'étire derrière la silhouette qui commence à prendre forme. Regard qui se relève - tête légèrement penchée, elle observe son oeuvre avant de reprendre. « People talk a lot about us. Y'know because they're gay and all this stuff - but I don't care. » Du moins, elle essaye. Mais c'est dur. Les mots sont soufflés sur le ton de la confidence, sans vraiment regarder son interlocuteur - concentrée sur l'aquarelle et ses couleurs naissantes. Peut-être que c'est un conseil donné d'un air détaché à son modèle - ou peut-être pas. Elle pense tout le temps à plein de choses - elle-même ne saurait pas le dire.

Réponse qui lui fait hausser les sourcils de curiosité - éclat de rire qui la fait sourire à son tour. Il a un joli rire, chantant - il résonne dans la serre et se perd parmi les feuilles qui semblent se tordre d'un air enjoué, elles aussi. C'est beau. « Actually I find it kinda surprising ! Embroidment is getting more discreet - you're a rare bird ! » Hochement de tête - yeux bleus qui brillent avec intérêt. C'est un paradoxe - il semble à la fois se mêler à la foule et en ressortir, ça la rend curieuse. Il ressemble à un rêve - parfaitement perceptible, mais brumeux. Insaisissable.
Silence quand il parle - seuls quelques hochement de la tête. Elle comprend parfaitement ce qu'il veut dire - ça a été pareil, pour elle. S'échapper. Créer un monde de toutes pièces - où le danger n'est plus, où elle peut être elle-même. Let me just show you. Avidité qui éclaire son regard - pinceau qui se pose, regard qui suit le bout de la baguette de charme.

Et le renard qui danse.
Coure.
S'enroule autour du bras - trône désormais sur l'épaule du sorcier, fier.

Admiration soudaine - sourire éclatant qui dévoile ses dents, blanches. Quelques secondes pour parvenir à sortir quelque chose. « Ok wow. » Son regard perçoit d'un oeil nouveau ce garçon - une lumière nouvelle qui le dévoile. Et elle voit en lui un grand potentiel - elle se demande même s'il en est conscient. « That's so cool ! Beautiful, really. » Compliments sincères - elle pourrait continuer pendant des heures. Elles s'approche, se penche légèrement pour regarder le renard sous toutes ses coutures - puis recule. Regard pétillant - indexe qui pointe son camarade d'un air assuré, puis pouce qui pointe vers le ciel. « You're a real artist ! You should definitely join our club, I'm serious. » Ton léger, phrase qui ressemble plus à un conseil ou une hypothèse qu'un ordre - loin d'elle l'idée de le forcer. Proposition amicale. Clin d'oeil complice, retour vers le tabouret - pinceau reprit. « I'll save you a seat if you wanna try one day. » Il aurait parfaitement se place avec eux, elle en est sûre - elle ne lui aurait pas proposé, sinon.


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MessageSujet: Re: draw me like one of your french girls (bobby)   Mer 7 Nov - 0:35


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ilvermorny, the greenhouse, 28 septembre 2018


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They adopted me actually. N'est ce pas ce qu'il aurait voulu par dessus tout, Bobby ? Etre adopté par des personnes qui l'auraient aimé. Avoir une famille, des parents dont l'amour surpasse tout lien de sang. Avoir quelqu'un sur qui compter aussi, lorsque l'inconscience de la jeunesse surpasse la simple insouciance et que tout tourne mal, parfois. C'est peut-être naïf, de penser qu'on puisse vouloir d'un gamin écorché comme Bobby. Écorché vif, oui, et puis on lui a brûlé la chair jusqu'à l'âme aussi. Car rien ne peut faire plus souffrir que le rejet de ses propres parents, n'est ce pas ?
N'est ce pas Bobby ?
Ses états d'âmes prennent la couleur d'un ciel d'hiver : son esprit se perd dans la grisaille qui s'y est condensée depuis de nombreuses années.
Mais il suffit juste de changer la fumée en brume rosée, pour aller mieux, rien de plus simple. Et le ciel se remodèle, les couleurs se transforment et s'unissent lorsqu'il se concentre sur les mouvements de la rouquine. Tout devient rouge, orange et rose. Comme lorsque le crépuscule s'affirme doucement dans la coupole azur. Il pourrait presque l'imaginer danser dans les champs de tournesols, ses cheveux de feu se perdant dans le vent d'été.

Ils ne parlent plus pendant quelques secondes. Il voit juste les yeux de la gamine s'illuminer face à ses tours de baguette. Et il adore ça.
You're a rare bird. Elle ne peut pas avoir plus raison. Un cygne noir. L'élégance ébène et mystérieuse. Un ange déchu.
Un ange déchu. N'est-il pas retourné au paradis depuis ? Depuis sa rencontre avec Markus, depuis les éclats de rires qui retentissent chaque jour, ceux auxquels il n'avait pas le droit des années auparavant. "The club art ? Why not ! Maybe you could learn me to paint ? Even if I think I won't be good at this" Éclat de rire. Discret mais distinct : douce mélodie dans le silence qui règne entre les plantes. Il plonge son regard ambré dans l'émeraude qui étincelle en face. Nouvel arrêt, comme si le temps s'était stoppé mais que seuls Bobby et Charlotte le voyaient défiler. Et ce calme qui s’installe entre les deux enfants n'a rien de pesant ni d’importun. Il est léger et charmant : comme si le corps de Bobby pouvait enfin se libérer de tous les démons qui l'assaillissent. Comme si. "Consider this seat taken, Charlotte."
Rien de plus qu'une phrase et un sourire.
Rien de plus pour voir s'illuminer d'un éclat les plus rayonnantes prunelles.



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